- Emmanuel. Soufflait calmement une voix emplie de tendresse.
L’appelé ouvrit lentement ses yeux, pour se retrouver dans une immense prairie verdoyante.
- Mamie ?! Où suis-je ? Demanda Emmanuel.
- Dans tes songes, mon tout petit. Je dois te montrer quelque chose, mon tout petit. Elle sais, que tu sauras.
- Hein ? Saurais quoi ? Sais qui ?
- Toutes tes questions trouveront une réponse ce soir, mon tout petit. Maintenant donne moi la main. Dis la veille femme à la peau mate, en tendant sa main à son petit fils.
Emmanuel la saisit, et se retrouva immédiatement survolant une vaste pièce, dont la décoration faisait penser au dix-huitième siècle.
- Où sommes nous ? Interrogea Emmanuel.
- Nous nous trouvons en 1795, en Amérique. Maintenant regarde.
À ces mots, la grande porte principale de la pièce, au ton doré et rouge, s’ouvrit sur un jeune couple de métisse, l’homme était légèrement plus foncé de peau que sa compagne, qui, elle, avait le teint caramélisé.
- Que penses tu de cette demeure, Christian ? Demanda avec un léger enthousiasme la jeune femme.
- Elle est splendide, elle est vraiment à nous ?
- Évidemment ! Rien de tel que de changer d’habitation, pour commencer une nouvelle vie. S’exclama la métisse en tournoyant au centre de la pièce. Avant de s’immobiliser face à son fiancé et de l’embrasser tendrement. Je t’aime. Lui souffla t-elle.
- Moi aussi. Je vous aime Mlle Orasia Fasi, Maîtresse du clan Fasi. Qui a volé mon cœur plus que mon sang. Souris Christian.
- Arrête tes sottises, veux-tu ? Ho Monsieur Christian Trik. Le seul qui a su faire battre le cœur de la vampire que je suis.
- Quel splendide spectacle ; Applaudit un homme dans un coin sombre de la pièce. Non, vraiment, j’en verserais presque une petite larme.
- Que fais tu ici ? Grogna Christian en se postant devant Orasia.
- Mon père est très triste, Christian. Toi qui est le meilleur démon de feu du clan. Quitter ton poste de chef, pour devenir le petit toutou d’une vampire. Qui ne sers même pas mon père. Cela me répugne, au plus haut point.
- Allez vous en Lucius. Dit Orasia, en se plaçant aux côtés de son fiancé. Vous savez très bien que je ne changerais pas d’avis, moi et mon clan, continuerons de nous nourrir seulement des personnes viles. Tel que vous. Reprit-elle avec un ton et un regard haineux pour Lucius.
- Ho, mais nous l’avons très bien comprit. Si je suis ici, c’est tout simplement, pour te transmettre un message. Il souhaite que tu saches ce qu’il en coûte de ne pas le servir. Dit Lucius avant de se retrouver derrière Christian et de lui briser la nuque.
- Christian ! Hurla Orasia en fixant les yeux de son amant, dans lesquels on pouvait y lire tout l’amour qu’il lui portait.
- Tu garderas cette blessure éternellement en toi, ainsi que cette vision. L’homme de ta vie mort. Dit Lucius en shootant dans le corps inerte de Christian désormais à terre. Mais ce n’est pas finit. Tu mérites un châtiment corporel aussi.
Sans laissé, la moindre échappatoire à Orasia, qui était secouée par de terriblement sanglots. Lucius la plaqua contre le mur et ligota chacun de ses poignés.
- Ton clan sert le clan de mon père depuis le début de la guerre. Et bien que nous sachions tous que tu ne rejoindras pas le clan adversaire, de part ta nature qu’ils rejetterons. Ta presque neutralité nous est désagréable. Alors accepte ceci, comme un cadeau d’adieu, de la part de moi et de mon père. Dit Lucius avant de faire claqué un long fouet de cuir sur la peau caramélisé d’Orasia, qui sous la douleur sortit ses canines, tout en poussant de déchirant hurlement, où se mêlaient la douleur physique, mais aussi la douleur de son cœur, qui s’était fendu à la vue du seul homme qu’elle n’avait jamais aimé étendu inerte à ses pieds. Lucius avait raison, jamais elle n’oublierait cette vision. Malgré tout les coup qui pleuvait sur son dos, à en déchirer sa légère robe en voile, les larmes qu’elle versait n’étaient destinées qu’à Christian.
- Orasia reçu des coups de fouets pendant tous un mois durant. Sans aucune interruption. Dis la grand-mère d’Emmanuel en les faisant revenir dans la prairie.
- Pourquoi tout ce temps ?
- Tu n’es pas sans savoir que les vampires sont les êtres qui cicatrise le plus vite. Hors Lucifer et Lucius voulaient qu’Orasia garde une marque visible aux yeux des autres de ce qu’ils appelaient sa trahison. Pour ce faire, ils ensorcelèrent le fouet pour que les coups pleuvent de plus en plus vite empêchant la cicatrisation d’Orasia.
- Pourquoi m’avoir montré ceci, je ne comprends pas ?
- qu’est-ce que tu ne comprends pas, mon tout petit ?
- Tout ! S’exclama Manu.
- Il est vrai que ce morceau de souvenir de la mémoire d’Orasia, n’aide pas beaucoup à comprendre quoi que se soit. Je t’explique, Orasia était et est toujours la fille de Klost Fasi, l’un des premiers vampires. À sa mort, Orasia hérita de la place de Maîtresse du clan, que son père dirigeait. Son père fut tué par Argos Catis, dirigeant du clan Catis, et lui aussi premier vampire.
La première chose qu’entreprit Orasia fut de venger la mort de son père. Puis une fois, sa vengeance accomplit, elle voulu réaliser le rêve de son père, à savoir faire de son clan, un clan civilisé.
- Civilisé ?
- Oui, qui ne tue pas sans raison, juste pour le plaisir d’assouvir une soif qui parfois est inexistante. Klost voulait que son clan ne se nourrisse seulement de criminel, d’être vil ne méritant pas leur place sur cette planète. Mais pour Lucifer, ceci représentait une rébellion des vampires, avec le clan Catis exterminé, le clan Fasi était le dernier clan de vampire, et donc, leurs membres les derniers vampires existant. Il devait faire savoir sa façon de penser à Orasia. Mais les vampires sont des êtres très difficiles à tuer. Alors, Lucifer décida de faire souffrir Orasia. La mort de Christian, son seul amour, la marquerais à vie, et les coups de fouets, qui laisseront des traces, serait là pour le lui rappeler. En faisant ceci, il était persuader qu’elle reviendrait sur cette envie de civilisation, qu’une haine aveugle grandirait en elle, pour lui faire détester tout le monde qui l’entourait.
- Mais ce n’est pas ce qu’elle a fait n’est pas ? Interrogea Emmanuel.
- En effet mon tout petit, Orasia a vu cette épreuve, comme une preuve directe que Lucifer ne méritait pas que son clan le serve. Jamais elle n’ira s’allier au clan des cieux, car pour elle ils sont tous autant hypocrite que le clan de la terre. Mais elle et son clan vivent comme elle l’a toujours entendu.
- Où veux tu en venir mamie ? Pourquoi me raconter la vie de cette Orasia ?
- Parce qu’elle va venir frapper à ta porte. Elle et son clan sont en ce moment même dans une vieille église abandonné, en dehors de la ville. Et pour comprendre ce qu’elle ressentira au fond d’elle d’ici quelque instant, je te devais de te révéler son passé.
- Dis moi en plus, s’il te plait. Supplia Emmanuel.
- Ils ne seront que quatre à sonner à ta porte, Orasia, et ses trois derniers vampires. Dix d’entre eux sont mort cette nuit même. Et le responsable n’est autre que celui qui à tuer son Christian.
- Lucifer ?
- Ceci, je ne peux te le dire. Bonne journée mon tout petit. Dit la grand-mère, avant de partir.
- Mamie !!! S’écria Emmanuel en se redressant dans son lit. Ce qui réveilla son amant.
- Ange ? Que t’arrive-t-il ? Demanda d’une voix endormie Gregory.
- Rien, mais lève toi. Appel Valtor et Amélia et dis leur de venir ici au plus vite. Répondit d’un ton autoritaire Emmanuel.
Gregory, peu habitué à cette facette de son amant, s’empressa d’obéir, sans discuter. Le sérieux dont faisait preuve Emmanuel ne laissait place, de toute façon, à aucune protestation.
*
* *
Tara venait d’arriver au volant d’une splendide berline de marque allemande noir, elle resta derrière le volant tandis qu’Orasia prit place à ces cotés, et que Délia et Fred prenait possession de la banquette arrière.
- Vous comptez tout leur dire ? Ou seulement leur parler de la sirène ? Demanda Fred en se rapprochant du siège d’Orasia.
- Pour être franche j’hésite. En ce moment même Valtor et Amélia doivent être en marche pour la demeure de Gregory. Je me vois mal leur dire d’un ton enjoué "Ho vous savez quoi ?! Ben vos meilleurs amis en qui vous aviez une confiance absolu, et ben ils vont ont berné. Sinon chouette la déco". Non je ne pense pas que ça ira. Rit Orasia.
- Il est vrai que vu comme cela, c’est une mauvaise idée. Mais ils doivent bien savoir. Intervint Délia.
- Pourquoi faire ? Pour qu’ils mettent les plans de Lucius à l’eau et le détruise ? Non, la mort de Lucius m’appartient. Gronda Orasia.
Les trois autres vampires restèrent bouche bée face à ce que venait de dire leur patronne. Jamais elle n’avait souhaité la mort de quelqu’un aussi directement.
- Quoi ?! Ne me regardez pas comme ça ! Lucius a tué Christian, m’a marquée à vie, et aujourd’hui à osez anéantir une grande partie de notre clan. À quoi vous vous attendiez ?!
- À rien de particulier, mais c’est la première fois que l’ont vous vois parler avec une telle haine. Vous nous avez jamais dis ce qui c’étais passé exactement durant tous ce mois. Ce n’est pas un reproche, loin de là. Nous avions même commencé à croire que vous ne lui en vouliez pas, ou plus. Et cela nous inquiétait. Voir aujourd’hui cet éclat de haine en vous, nous rassure. Car nous, nous le haïssons pour ce qu’il vous à fait. Même si nous ignorons de quoi il ‘agit. Expliqua Délia.
- Merci. Souffla Orasia, qui s’en voulait intérieurement de ne pas avoir dis la vérité à son clan, quant à son absence d’un mois. Elle leur avait simplement dis qu’après avoir vu Lucius tuer, devant ses yeux, Christian, elle avait eu besoin de s’isoler pour essayer d’oublier. Mais que cette vision la marquerait à vie. Personne, encore aujourd’hui, n’est au courrant pour les coups de fouet.
- Nous sommes arrivés. Dit Tara en garant la berline dans l’allée de la demeure de Gregory.
Kikinou le monde les gens
Pas très simple ce chapitre.
Mais utile pour comprendre le personnage d'Orasia.
Les vampires entrent dans la place

J'espère que vous avez quand même un peu compris.
Sinn dites le moi, j'éclairerais vos lanternes, tant que ça ne dévoile pas la suite.
Zoubix à Tous
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